Samedi 8 avril 2006
Samedi 18 février 2006 12h31
Dans le café Victor Hugo qui doit sans doute plus tenir son nom de celui de la rue que d’une admiration des propriétaires, à Saintes.
Saintes ou il pleut lamentablement genre je suis une ville bretonne. Mais malgré cette pluie qui a trempé mon jean, la ville est aussi belle que dans mes souvenirs. Je me suis garée le parking en face du vieil hôpital, un peu à l’écart du centre, près de l’église St Eutrope et de l’amphithéâtre romain du Ier siècle après JC. Mais la ville n’est pas grande ( 26 000 personnes dixit mon guide) et je suis très rapidement arrivée dans la rue marchande où se trouvent plein de jolies maisons blanches qui sentent agréablement le sud de la France.
Le sud. Mot presque magique. J’y pensai en venant sur la route ensoleillée ( jusqu’à Niort). Je repensais à l’Italie, Venise et Florence si belles, les villages du sud de la France et la brume de chaleur qui montait jusqu’à nous, à des villes que je ne connais pas encore qui ont des noms attirants : Toulouse, Bordeaux, Carcassonne, Barcelone, Naples. Leurs langues ou leurs accents que j’ai eu le plaisir d’entendre au téléphone ces derniers jours transpirent le soleil, l’été qui ne vient jamais assez tôt en Bretagne, les corps alanguis sur le sable brûlant. Les villes sont marquées par les années de soleil qui les fatiguent. Des années que l’on sent bien ici entre églises romanes, antiques édifices, jolies maisonnettes aux murs blancs agréablement décrépis. Même si ici, entre Niort et Bordeaux, on est suspendu entre le Nord et le sud, c’est une ville qui a sa propre identité, une ville un peu différente, et c’est ça qui me plait tant.
Par Mimine
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Publié dans : Carnets de voyages
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