Lundi 6 août 2007

Le plan budget pour 2007-2008 se met en place. Je connais à peu près bien maintenant ce que je vais toucher avec mon ( mes?) job de tutrice à la fac ( maintenant que je suis une grande de M1, j'ai le droit de tyranniser les L1 2 heures par semaine pour 900 euros par an), mes job de guides cet été, mes alloc et mes aides parentales. Et je tente d'évaluer mes dépenses en restant raisonnable que je ne me pense pas capable de me rpiver de bouffe ou de fringues pendant très longtemps pour partir en vacances.
Néanmoins, je sais que voyager fait partie des choses essentielles à ma stabilité mentale ( j'ai déjà expliquer qu'après 3 mois sans bouger je deviens dingue). Il faut donc que je prévois de garder de côté suffisament d'argent pour faire un beau voyager en fin d'année. Et ma nouvelle indépendance ( je prend un appart) saura compenser des weeks ends ou je devrais rester à Rennes. 
Du coup, mon esprit divague à nouveau. J'ai deux idées principales. Une qui plaira beaucoup plus à ma mère que l'autre. Commençons par l'autre. Je rêve de Turquie depuis un bout de temps, alors j'imaginais une découverte du pays entre Istanbul et les côtes de la Méditerranée, la Cappadoce et les sites antiques et médiéaux du centre du pays, en avion puis en train et bus. Et pourquoi pas déborder vers l'est pour découvrir les merveilles de la Perse antique? Le principal problème est que cette région du monde est appelée de nos jours Iran, que les Etats Unis mencent régulièrement d'y mettre le feu, que les femmes n'ont aucun droit et que la démocratie n'est pas vraiment à l'ordre du jour, du moins dans la conception qu'on s'en fait en Europe. Mais putain ce que ça a l'air beau...

La deuxième est moins aventureuse, sauf si on considère la voiture avec laquelle je compte entreprendre le voyage. Ce serait une histoire entre l'Europe, la route et moi, avec un budget forcément limité mais avec un temps extensible. Je rentrerai quand il me restera assez pour payer l'essence du retour et deux sandwich. Ce serait l'occasion de faire un tour d'Europe, de préférence avec quelques amis et d'aller partot ou on a toujours voulu aller, et en commençant vers le sud. Dans ma tête, j'imaginais dépasser les Pyrénées, direction la Galice pour compléter par la marche toutes les étapes du chemin de St jacques que je n'ai pas pu accomplir cette année et l'année dernière. Il reste 200km entre Puente la Reina et Burgos puis 100 autre entre Sarria et Compostelle ( nefin en gros).  A chaque fois retour en car ou train à la voiture, puis descente au Portugal jusqu"à Lisbonne, puis Séville, Madrid, Barcelone et retour en France. Petit détour vers la Bourgogne ( une médiéviste qui se respecte doit passer par Cluny non?), puis vive l'Italie si il reste encore un peu de monnaie dans la bourse. Après Milan, Sienne et la Toscane, il sera sans doute temps de remonter par Lyon ou j'ai laissé derrière moi quelques monuments à visiter. Evaluation des ressources nécessaires: il semble que parie à plusieurs pour partager l'essence soit une très bonne idée. Reste à les convaincre.

Sur ce, je vais me coucher car demain, je pars à la découverte de Quimper pour mon jour de repos. C'est moins loin, c'est moins cher et c'est moins exotique, mais c'est quand même sympa.

Par Mimine - Publié dans : Projets d'ailleurs
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Dimanche 5 août 2007

Petit coucou en passant et en espérant qu'overblog n'effacera pas tout.

Mon été en Bretagne profonde défile lentement, tranquillement. J'ai passé le mois de juillet à St Pol de Léon ( pas très loin de Morlaix...prennez une carte!) dans la belle mais fraiche cathédrale. La pluie présente presque tous les jours nous a bien aidé et les recettes financières ont été fort bonnes. Ma collègue sympa quoique très timide et affacée ( pas de quoi faire une fête monumentale dans nos pitits studios mais heureusement d'autres collègues vivaient dans un immense monastère vide). Les gens adorables, les touristes émerveillés, le village sympathique et les crêpes délicieuses. J'ai vu des jubés du XV ( ouahh), visité les combles romanes de la cathédrale ( reouahhh), mangé des galettes au chèvre, beaucoup parlé, entendu parlé breton, me suis dit que jamais malgré tout je ne devrais, si je veux conserver ma santé mentale, vivre dans une ville de moins de 100 000 habitants plus de 2 mois. Les explications viendront plus tard.

Pour le moment, je suis dans un manoir à Loctudy, près de Quimper. Nous sommes 6 stagiaires engagés pour faire tourner le manoir l'été. Stagiaires = payées avec des sourires. Mais l'ambiance est bonne, et le boulot pas bien fatiguant surtout quand il fait beau. En aout je tiens la boutique, l'accueil et la billeterie et en septembre je rentre vraiment dans le manoir pour surveiller les salles et faire les visites guidées. L'interêt de l'affaire est d'abord d'être dans une ambiance de travail très sympa même si on est un peu repliés sur nous même ici en pleine campagne, ensuite de connaitre d'autres choses, différentes facettes de la tenue d'un édifice culturel, et aussi ( surtout?) d'être coincée suffisament de temps en finistère sud pour visiter. Au programme : l'église romane de Loctudy, Quimper, Quimperlé, Tronoen, Benodet, rando, plage, balade dans les villages...

La rentrée se profile de bien loin avec cette inquiétante question : ou vais-je dormir à la rentrée? Dur dur de faire les petites annonces pour trouver un appart à Rennes quand on est coincé au fin fond de la Bretagne.

Bref au retour, voici ce qui vous attend, vous les rares fidèles et visiteurs occasionels: textes sur la Bretagne, ses charmes et ses étrangetés, un petit programme de mes voyages futurs en pleine élaboration, le recit de la vie d'une stagiaire au contact de nos amis les touristes, photos en exclus des dessous des édifices ouverts en public ( il faut bien que ça serve d'être stagiaire : on visite l'envers du décor) et trépidante aventure de ma recherche de logement commencée fin septembre quand tout est occupé dès début aout dans une ville étudiante. Pi faudrait que je vous parle de l'Espagne ( je m'en étais arrêtée eau 2e jour de marche...) et de Rome bien sur.

Sur ce bonnes vacances.

Par Mimine - Publié dans : Pensées voyageuses
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Lundi 18 juin 2007

coquelicot-au-centre-du-monde.jpg

Il règne sur le forum de Rome un parfum d'éternité et de grandeur que je n'ai jamais ressenti d'une façon aussi forte. Le temps écrase mais cette grande place encombrée de ruines donne aussi l'impression de rentrer dans un univers virtuel, en tout cas très à l'écart de notre monde habituel.
Sur la première photo, on voit ce que les Romains appelaient l'"umbiculus urbae romae", le nombril de la ville de Rome, et donc du monde. Au pied de cette petite construction qui marque depuis 2500 ans le centre ancien de notre actuelle civilisation, les coquelicots du printemps italien fleurissent tranquillement, et mourront l'été passé.


papillon-du-forum.jpg

Et sur cette deuxième photo, un papillon s'est glissé dans le ciel.
Alors moi j'ai cherché le grand sens philosophique que l'on pourrait donner à tout ça. Vous trouverez facilement les mêmes conclusions. Des fois je me demande à quoi sert pour le vaste monde cette passion personnelle pour l'histoire et si j'arriverai vraiment à la transformer en métier. Et je constate que je regarde beaucoup vers le passé, que cette soif d'anciennes traces anime presque tous mes chers voyages. Mais l'éphémère aussi a du bon. Le futile peut-être même aussi.
Alors voici une liste des choses éphémères que j'ai apprécié durant mon voyage à Rome
- J'ai rencontré des personnes que je ne reverrai jamais plus. Mais toutes ces rencontres avaient leur charme. Même en italien quand je ne comprenais rien.
- J'ai dégusté pas mal de glaces, l'inverse aurait été un crime de lése majesté gastronomique. Un constat s'impose: personne ne fait la glace au chocolat comme un italien
- J'ai fait une sieste au soleil romain, dans l'herbe, en face du Colisée. Pendant ce temps, il pleuvait à Rennes, chez moi. La météo est le meilleur carburant du bonheur de voyager.
- J'ai regardé, beaucoup, j'ai dévoré des yeux mais je n'ai pas toujours pris de photos. Les souvenirs sont-ils éphémères? Faut-il tout partager au retour? Mes images d'Ostia n'ont pas de supports, mais elles vont vivre très longtemps.
-J'ai fait les magasins le long du Corso, de fringues, de bidules, de chaussures. J'ai trouvé la mode italienne magnifique ou d'un gout douteux. Et finalement j'ai ramené des savons en forme et en odeurs de gateaux comme cadeaux pour la famille. On en mangerait.

Bon, j'avoue, je n'allais pas à Rome pour la futilité italienne mais pour ce que les siècles ont fait d'elle. Mais je réfléchis à la question : comment profiter, plus tard, ailleurs, de toutes les possibilités de l'éphémère?

Par Mimine - Publié dans : Pensées voyageuses
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Dimanche 17 juin 2007

Le deuxième jour, premier jour de marche, je comptais me lever vers 6 heures pour partir une heure plus tard, ou si possible un peu moins, mais le matin il me faut du temps, beaucoup de temps.

A 4h45, le dortoir frémissait déjà, à 5 heures la moitié des pèlerins étaient sortis du lit et à 5h10 ils ont allumé la lumière dans la chambre. Je vois que l’ambiance est matinale aujourd’hui, la peur des difficultés de la journée n’a pas favorisé le sommeil. Nous sommes encore 2 dans notre lit 10 minutes plus tard quand je me rend compte que je n’ai aucune chance de me rendormir, je me lève donc, m’habille rapidement et vais prendre le petit dej servi gratuitement par l’auberge (sympa, et rare). Partir avec un thé chaud dans le ventre est nettement plus agréable que seulement avec un morceau de pain. La responsable de l’auberge qui se charge du petit dej est d’une humeur massacrante 24h sur 24, je pense qu’elle perd un peu la tête aussi. Je mange, et retourne dans la chambre ou je discute un peu avec un basque qui repart le matin même par le train. Il hésite, comme il dit, à « se refaire la montée » comme 8 ans auparavant, mais le poids de son sac ( 15 kg, à cause de la tente, nécessaire en France si le budget est serré) l’en dissuade.
Les réflexes de l’année dernière reviennent déjà. Je boucle mon sac, lasse les chaussures, et je pars à travers les ruelles de St Jean. Le jour est déjà levé, il est 6h. Le fond de l’air est encore un peu frais mais la journée sera chaude.
Je franchis les portes de la ville, longe quelques rues plus récentes et entame aussitôt la montée par un chemin de terre. L’appréhension est là mais je sais que je me suis bien entraîné depuis plusieurs mois. Je me sens en pleine forme mais je guette tous les points de mon corps qui pourraient tirer, pincer, brûler, se tordre et autre. Une tension dans la cuisse, une douleur furtive dans le dos et je m’affole un peu. Mais tout passe aussitôt, après quelques pas. Tout va bien. 
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Les 8 premiers kms sont ceux qui montent le plus. On passe d’une altitude de 100m à une hauteur de 800m. On suit d’abord une route, puis un chemin de terre et de cailloux, un peu cabossée par à l’ombre de grands arbres. La respiration est plus courte, je ralentis le pas mais je n’ai pas besoin de m’arrêter, je me sens bien malgré tout. Mon sac est léger, je sens bien la différence avec l’année dernière. Je double quelques personnes mais nous sommes assez peu finalement.
Après 5 km, nous doublons le dernier village français et nous nous perdons dans la montagne verte mais désertée par l’homme qui n’y habite plus. Nous entrons dans une zone pastorale ou les troupeaux ont priorité sur nous et ou les moutons se promènent tranquillement en liberté au milieu des marcheurs. A moins que ça ne soit l’inverse. 
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Après ces 8 kms de pente raide, je fais une première pause, juste avant l’auberge d’Orrisson. Cette auberge est la dernière avant Roncevaux, 19km plus loin. J’avais prévu d’y faire étape pour la nuit, pour ne pas me fatiguer. Mais j’y arrive à 8 heures le matin, en pleine forme ( forcément, c’est le premier jour), la journée est belle et j’ai une grosse envie de continuer. Alors c’est ce que je fais.
Ensuite, le chemin grimpe toujours dans des paysages magiques, mais plus doucement. Pour passer des 800m au 1400 du col de Lopoeder, il y a 13km environ. Impression de vivre au premier matin du monde, d’avoir pour soi seul une part de terre pas encore vraiment maîtrisée par l’homme. Ce n’est qu’une impression, mais elle enivre le marcheur qui perd un peu la tête. Manque d’oxygène ?
Je fais des pauses toutes les heures et demi environ, je grignote et surtout j’admire les ondulations, les troupeaux, les vallées loin en contrebas.
Pas longtemps avant la descente, je rencontre Mathilde, une française de mon âge qui marche depuis le puit et deux jeunes néerlandais de 25 ans, Johan et Martin qui marchent avec elle de temps en temps. On discute un peu, on fait connaissance et la descente passe toute seule. Elle était pourtant assez raide elle aussi.
A Roncevaux, petit bourg austère ou l’accueil n’est pas à la hauteur des difficultés rencontrées pour y parvenir, nous prennons un verre ensemble, puis on s’installe dans le grand dortoir du monastère. Froid, sinistre même, aménagé je pense dans une ancienne église, nous y dormons à 90 environ ( pour une capacité de 100), un peu entassés les uns sur les autres. Mais nous sommes contents car nous avons franchis les Pyrénées avec une facilité que personne ne soupçonnais. Je me sens en grande forme, sans douleur nulle part. Je n’ai qu’une ampoule, mais tout à fait remarquable malgré tout, sur le côté du talon gauche, que je perce. Je fais à peine une petite sieste, et vais visiter le bourg. Les églises gothiques et chapelles romanes sont fermées, même celle ou sont enterrés les pélerins morts sur le chemin. Pas seulement au XIIIe mais aujourd’hui aussi. Des petites plaque funéraires indiquent des dates récentes, depuis les années 1970. Ca refroidit un peu. Une grande partie des pèlerins assistent à la messe au monastère de Roncevaux, pendant ce temps je me repose un peu. 

monastere-roncevaux-copie-1.jpg
L'église-forteresse du monastère de Roncevaux

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La chapelle avec les tombes
A 19h, nous mangeons le menu du pèlerin dans un des deux resto ( il n’y a pas de commerce dans le village), avec Mathilde, Johan, Martin et Angelo, un ami italien de Mathilde qui a 30 ans de plus que nous. Pour nous parler, nous utilisons le français, l’italien, l’espagnol, l’anglais et nos mains. On peut donc se dire pas mal de chose. Johan parle bien français et son rire est formidable. Nous mangeons les petites portions prévues par l’auberge qui sait qu’elle n’a pas besoin d’être compétitive et ,après la notre, nous finissons les bouteilles des autres tables en rigolant comme des enfants.
Mais pendant que nous mangeons, un orage éclate ( et trempe les fringues que j’avais mis à sécher) et l’air se rafraîchit. Du coup, à 20h30 nous sommes déjà dans nos lits. Et je m’endors assez rapidement. Je ne sais pas si je rêve mais nos nuits doivent être pleines de montées et de descentes, de forêts de pin, d’altitude rase, de montons et de vaches.
Demain, première étape entièrement en Espagne, dans la belle Navarre.
Par Mimine - Publié dans : Carnets de voyages
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Samedi 16 juin 2007
Cette année, sur le Camino, j’ai pris dans mon sac-plume qui m’a quand même pourri les jambes un appareil photo numérique. J’en ai même acheté un exprès, la veille du départ. Parce que le parental est un peu lourd et qu’il ne sera pas toujours à ma disposition.
L’année dernière, j’avais embarqué seulement un jetable tout pourri. Et au résultat des photos, j’avais pris la salvatrice résolution de ne plus jamais acheté de jetable. C’est moche, le ciel bleu devient jaune et c’est plus fort que moi, je met le doigt devant une photo sur deux. Et puis on paye cher, très cher le développement de toutes les photos, même les moches et les ratées, c’est à dire 80% de la production.
L’année dernière, l’arrivée en Espagne avait été une sorte de choc dont je n’étais pas sortie tout de suite. Rien mangé ou presque pendant une semaine, souffrance physique mais l’esprit était allé loin, plus loin que jamais avant. Alors la dernière chose que j’avais envie de faire, c’est prendre des photos. La cathédrale de Leon, les paysages de Galice m’avaient fait changé d’avis. 

Cette semaine, pas vraiment de choc mais émerveillement, d’ou : photos. Que je vais partager avec vous maintenant.
 
Et pour ceux qui suivent, oui je suis rentrée plus tôt que prévu. L’explication viendra.
 
Premier jour : arrivée à Saint Jean Pied de Port, à 15 km à peine de la frontière espagnole, mais côté français.
Moral un peu en berne en arrivant à cause de la fatigue ( 9 heures de route, 3 trains différents). L’accueil à l’accueil pèlerin est adorable et utile. L’auberge simple mais sympa, avec même douche dans la chambre assez vaste. Mais les pèlerins je n’en vois pas beaucoup. Leurs chaussures sont là, leurs affaires aussi mais ils sont sortis visités cette ville-étape importante dans le chemin, et d’ailleurs très mignonne. Le soir, je me couche à 20h, donc je n’ai vu personne non plus, sauf un allemand arrivé en même temps que moi par le train, et qui me suivra d’ailleurs ensuite d’étape en étape. Je parle alors surtout au téléphone, à la famille, aux amis, avant que SFR la diabolique n’augmente ses tarifs sitôt la frontière franchie. 
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La ville est cernée par les montagnes pyrénéennes que nous traverserons demain. Leur vue inquiète dès l’arrivée la bretonne habituée aux plats pays. Une certaine anxiété est d’ailleurs palpable dans les sourires un peu crispés. Tous nos guides nous l’ont bien dit : ce sera une des étapes parmi les plus difficiles du chemin. 
Photo-018.jpg
 
Mais l’heure est plutôt à la visite de la ville et à l’achat de provisions pour le lendemain, puisqu’il n’y a ni villages ni commerce entre St Jean ( enfin si, un, cinq km après) et Roncevaux.
 

Demain, le réveil sera très matinal 

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Par Mimine - Publié dans : Carnets de voyages
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Mercredi 6 juin 2007

Je suis rentrée hier d'Italie, je repars après demain en Espagne. Je dois faire mon sac, aller voir SFR qui déconne ( peux pas passer d'appel depuis l'étranger), voir des amis, passer à l'hopital pour voir A. qui s'est fait opéré, faire ma procuration pour le vote des deux prochains dimanches, j'ai un RDV avec mon directeur de mémoire de l'année prochaine, je dois rendre l'appareil photo qui m'a servi à Rome à sa légitime propriétaire à l'autre bout de la ville, et puis quand même marcher avec le sac de 7 ou 8 kg sur le dos ( celui qui n'est pas encore fait). Je suis donc débordée. 
Alors comme article aujourd'hui, c'est parti pour quelques photos romaines.

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Le Colisée. Un classique mais très impressionant.

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Une maison dans le trastevere, quartier médiéval. En tout cas plus médiéval que les autres quartiers.

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Une statue antique en haut des marches pour accéder au Capitole

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Le Tibre ( Tevere) et le pont le plus ancien de Rome encore debout ( 62 av JC)

Par Mimine - Publié dans : Carnets de voyages
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Vendredi 25 mai 2007

V
A
C
A
N
C
E
S
Et ça, ça vait dire plein de belles choses : voyages, liberté, Rome, musique, voyage, camino, fête, soleil, repos, rando, voyages, cathédrale de St Pol, mer, Burgos, voyages, manoir breton, week end entre potes, et tout de suite préparation de la soirée ou on fête enfin notre formidable capacité à être parvenu à la fin de cette licence.
Ce qui explique que vous êtes pas prets d'avoir de mes nouvelles...
Alors bonnes vacances à ceux qui le seront bien un jour!

P.S: et pour ceux qui auraient envie de dire "étudiants, gros fainéants", on est au courrant, pas la peine de préciser!

amsterdam_de_nuit.jpg

Par Mimine
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Mercredi 23 mai 2007

Grand Corps malade    Saint Denis


J'voudrais faire un slam pour une grande dame que j'connais depuis tout petit
J'voudrais faire un slam pour celle qui voit ma vieille canne du lundi au samedi
J'voudrais faire un slam pour une vieille femme dans laquelle j'ai grandi
J'voudrais faire un slam pour cette banlieue nord de Paname qu'on appelle Saint-Denis
Prends la ligne D du RER et erre dans les rues sévères d'une ville pleine de caractère
Prends la ligne 13 du métro et va bouffer au McDo ou dans les bistrots d'une ville pleine de bonnes gos et de gros clandos
Si t'aimes voyager, prends le tramway et va au marché. En une heure, tu traverseras Alger et Tanger.



Tu verras des Yougos et des Roms, et puis j't'emmènerais à Lisbonne
Et à 2 pas de New-Deli et de Karashi (t'as vu j'ai révisé ma géographie), j't'emmènerai bouffer du Mafé à Bamako et à Yamoussoukro
Et si tu préfères, on ira juste derrière manger une crêpe là où ça sent Quimper et où ça a un petit air de Finistère
Et puis en repassant par Tizi-Ouzou, on finira aux Antilles, là où il y a des grosses re-noi qui font « Pchit, toi aussi kaou ka fé la ma fille ! »
Au marché de Saint-Denis, faut que tu sois sique-phy. Si t'aimes pas être bousculé tu devras rester zen
Mais sûr que tu prendras des accents plein les tympans et des odeurs plein le zen
Après le marché on ira ché-mar rue de la République, le sanctuaire des magasins pas chers
La rue préférée des petites rebeus bien sapées aux petits talons et aux cheveux blonds peroxydés
Devant les magasins de zouk, je t'apprendrai la danse. Si on va à la Poste j't'enseignerai la patience...
La rue de la République mène à la Basilique où sont enterré tous les rois de France, tu dois le savoir ! Après Géographie, petite leçon d'histoire



Derrière ce bâtiment monumental, j't'emmène au bout de la ruelle, dans un petit lieu plus convivial, bienvenu au Café Culturel
On y va pour discuter, pour boire, ou jouer aux dames. Certains vendredi soir, y'a même des soirées Slam
Si tu veux bouffer pour 3 fois rien, j'connais bien tous les petits coins un peu poisseux
On y retrouvera tous les vauriens, toute la jet-set des aristocrasseux
Le soir, y'a pas grand chose à faire, y'a pas grand chose d'ouvert
A part le cinéma du Stade, où les mecs viennent en bande : bienvenue à Caillera-Land
Ceux qui sont là rêvent de dire un jour « je pèse ! » et connaissent mieux Kool Shen sous le nom de Bruno Lopez
C'est pas une ville toute rose mais c'est une ville vivante. Il s'passe toujours quelqu'chose, pour moi elle est kiffante
J'connais bien ses rouages, j'connais bien ses virages, y'a tout le temps du passage, y'a plein d'enfants pas sages,
j'veux écrire une belle page, ville aux cent mille visages, St-Denis-centre mon village
J'ai 93200 raisons de te faire connaître cette agglomération. Et t'as autant de façons de découvrir toutes ses attractions.
A cette putain de cité j'suis plus qu'attaché, même si j'ai envie de mettre des taquets aux arracheurs de portables de la Place du Caquet
St-Denis ville sans égal, St-Denis ma capitale, St-Denis ville peu banale.. où à Carrefour tu peux même acheter de la choucroute Hallal !
Ici on est fier d'être dyonisiens, j'espère que j't'ai convaincu. Et si tu m'traites de parisien, j't'enfonce ma béquille dans l'...
J'voudrais faire un slam pour une grande dame que j'connais depuis tout petit
J'voudrais faire un slam pour celle qui voit ma vieille canne du lundi au samedi
J'voudrais faire un slam pour une vieille femme dans laquelle j'ai grandi
J'voudrais faire un slam pour cette banlieue nord de Paname qu'on appelle Saint-Denis
.




Si ça pouvait donner l'envie d'aller voire autre chose que Paris en France. Les merveilles ne sont parfois pas celles auprès desquelles tous les touristes se pressent. Et parfois les lieux sont beaux des personnes qui y vivent, simplement.

Par Mimine - Publié dans : Pensées voyageuses
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Dimanche 20 mai 2007

Je suis interdite de photos par Overblog, comme beaucoup d'autres. Ca déconne, pas moyen de publier correctement. Pour un blog consacré aux voyages, ça pue.

Ce matin, grosse, grosse envie d'être à Leon, dans le quartier gothique et de me dévisser la tête pour voir chaque cm² des vitraux de la cathédrâle. Bon ben à la place je continue mes révisions. Youpie. Mais non, la fac ne m'empêchera pas de blogger. 

Suite et fin de mes 27 heures en train pour rentrer chez moi depuis Santiago de Compostela. Les 19 premières heures c'est par là.

Mardi 27,
4h du mat
Je me réveille avec un sentiment bizarre. Nous sommes arrêtés, il me semble depuis un long moment. Je m’interroge, personne ne me répond.
4H45
On a toujours pas décollé, là je m’énerve.
Une annonce finit par nous expliquer qu’il y a eu un « accident voyageur », comprenez que quelqu’un s’est jeté sur les rails quelques kms devant nous. On a une heure de retard, les hôtesses essayent de se renseigner pour nous trouvez des correspondances. J’aimerais pas être le belge devant moi qui en a encore pour trèèès longtemps. Ni un suisse.
 
5h00
On finit par repartir. C’est humain je pense, on est veut tous au type qui a voulu se suicider.
L’hotesse passe, me gribouille quelque chose sur mon billet, me dit de me présenter à l’accueil de la gare à ma arrivée. T’as raison cocotte.
 
8H30
Forcément, on finit par arriver avec 1h30 de retard. A la sortir du train, une annonce nous demande de nous présenter à l’accueil pour régler nos problèmes de correspondance. Un minimum d’expérience avec la SNCF me fait penser que c’est plutôt la longue attente à ce fameux poste d’accueil ou ils sont 3 pour tout un TGV qui va ma poser problème.
Je file vers le métro au pas de charge pour changer de gare.
 
9H00
A la gare Montparnasse.
Le train est à 15. L’accueil du RDC me dit d’aviser avec l’accueil du premier, il n’y a pas d’agent à l’accueil du premier.
 
9H10
Bon ben je monte dans le train pour Rennes avec mon vieux billet gribouillé. Je chope un contrôleur, lui explique. Il me dit qu’il a entendu parler de l’accident, me dit qu’il est désolé mais que le train est plein, qu’il va falloir que je me trouve un strapontin.
Il est bigleux le contrôleur, il y a des places de libre partout. J’en prend une au hasard, rallume mon portable pour ces 5 dernières minutes de batterie. Message à la famille, aux amis : non je pourrais pas venir manger avec vous à midi comme prévu, y’a un con qui s’est suicidé sous MES roues.
 
10H
Tiens au fait, j’ai pas eu le temps de manger.
 
11H20
Retour à Rennes. Encore quelques minutes en voiture ( merci la famille d’être venu me chercher !), et des perspectives fantastique s’ouvrent à moi : une vraie douche, un petit déjeuner et un déjeuner en même temps, et s’est reparti, la rentrée à la fac c’est à 14H.
 
Par Mimine - Publié dans : Carnets de voyages
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Dimanche 20 mai 2007
Lundi 26 septembre, 8h30
Je quitte l’auberge des pèlerins de Santiago. La gare est à 15 minutes à pied, en plus c’est en pente. Le jour se lève lentement, il ne fait pas froid, mais la journée sera grise. 
      

8H45
A la gare, je fais provision de magazines en espagnol et en français pour la route.
 
9H07              
Miracle, le train prévu pour 9H04 est parti quasiment à l’heure. Une vieille espagnole s’assoit à côté de moi, je lui dit bonjour, elle répond, nos échanges s’arrêtent là. Elle commencent à renifler. Je commence à regretter mon MP 3, oublié à Rennes un mois plus tôt.
 
Midi.
 
J’ai déjà lu un magazine, dormi un peu, regarder la Galice s’étaler, s’effiler, et disparaître. D’ailleurs, il fait déjà plus beau. Je suis allée aux toilettes, j’ai pris quelques notes. J’ai fait le tri dans mes textos, je me rend compte que je n’ai plus assez de batterie pour aller jusqu’à Rennes, mais j’ai besoin de savoir l’heure alors je peux pas l’éteindre.
Maintenant j’ai faim. Je fais le fond de mes poches, je trouve juste 3 euros, il n’y avait pas de distributeur de billet dans la gare comme je l’espérais. Trois euros, de quoi faire un festin d’un fantastique sandwich chaud au fromage élastique de la RENFE. J’ai fait des provisions, j’agrémente le sandwich d’une pomme. Ma voisine arrête de renifler pour manger elle aussi. 
 
 
14H
Nous traversons la Meseta, aussi plate et monotone en train qu’à pied. Du coup, pas grand chose à voir par la fenêtre.
Dans ce minuscule train qui s’arrête dans toutes les gares qu’il trouve, la chaleur est étouffante et on ne peut pas ouvrir les fenêtres. Pour éviter de mourir avant de revoir mon pays, je me balade dans le coin resto- bar. Quatre chaises le long des fenêtres – mais qui ont l’avantage d’être ouvertes- , une banquette, un grand chef dans sa minuscule cuisine qui réchauffe les sandwichs pré-fabriqués et encaisse la monnaie.
Là, je tombe sur M. ( M. pour Machin, j’ai oublié son prénom), gendarme àCarcassonne avec qui j’avais fait la charmante rencontre sur le chemin (attention ironie). Il déteste tout, rien ne va, la Renfe c’est de la merde, la chaleur c’est nul, l’Espagne c’est pas bien, la France c’est pas mieux. Il n’aime qu’une chose, c’est moi et me raconter ses malheurs, ainsi que ses projets. Ceux-ci se composent de deux objectifs : - repartir marcher, un peu partout dans le monde. La première fois qu’il m’en avait parlé, j’étais enthousiaste. La cinquième, j’ai commencé à me demander s’il n’était pas atteint d’alzheimer. –envoyer des lettres un peu partout pour insulter des gens pour des raisons diverses et variées.
Le choix est difficile : retourner crever de chaud à côté de ma vieille ou rester à discuter avec le champion du monde du négativisme ?
Je retourne m’asseoir. 
 
17H
J’ai fini mon carnet de route. Une bonne partie des magazines. Je maîtrise à fond les pages modes des féminins espagnols, c’est pas triste. Le livre que j’ai acheté à Sarria m’ennuie.
La vieille continue ses bruits, j’envoie un texto à un ami pour m’en plaindre. Je regarde à nouveau l’heure : il est 17h03.
Mes provisions sont toutes en voie de digestion, d’ailleurs j’ai plus faim, j’ai seulement envie de manger pour oublier et passer le temps.
Par la fenêtre, la Rioja tout de vert vêtue. Nous en sommes au moins au 14e arrêt dans les gares. Il fait toujours aussi chaud, je dors un peu. Au réveil, le pays basque espagnol se déroule sous nos roues. Je lui dit : à l’année prochaine. 


La Rioja et ses vignes

 
19H
Ma voisine descend à San Sebastian.
 
20h et des poussières
Le train traverse enfin la frontière et s’arrête à son terminus, sa 20e gare depuis ce matin, Hendaye.
A Hendaye, il fait à peine frais, je sors de la gare. Les panneaux sont en français et en espagnol. Quelques centaines de mètres et tout change, langue, lois, régime politique, mais plus la monnaie, ni la capitale ( c’est bien Bruxelles non ?).
J’appelle ma famille, je retire un peu d’argent, la batterie ne tiendra vraiment pas.
Et puis, comme tout ceux qui attendent leur correspondance, je m’installe au café de la gare, qui se trouve tout à fait par hasard…en face de la gare.
Les prix qui viennent de doubler me le confirment : je suis bien en France. Je me force à dire « bonsoir » au barman et pas « ola ». Je commande un hamburger et une bière, c’est journée light.
Trois pèlerins de la région parisienne m’invitent à leur table, on discute. Avec l’homme, on disserte sur nos tendinites respectives. Il a très mal à la cheville et marche malgré tout depuis une semaine grâce à des médocs qu’il prend à trop haute dose et à de la glace qu’il s’applique dès qu’il peut. On fait des choses bizarres sur ce chemin, on refuse la douleur, on pense que nos esprits peuvent nous porter seuls jusqu’à St Jacques.
 
21h30
Toilette rapide dans les w.c du bar. Une minute pour se rafraîchir et se laver les dents. Super.
 
22H
Je suis dans le TGV pour Paris. Il n’y a personne à côté de moi, j’espère que ça continuera comme ça. Les places sont toutes petites, je peux pas étendre mes jambes que j’ai pourtant assez petites.
Je suis coincée là. Il fait complètement nuit, tous les rideaux sont fermés. Nous sommes en vase clos. J’éteins le portable, sors le duvet du sac, il fait un peu frais.
 
23H
Après avoir écumé les petites gares basques, nous filons vers Paris. Mais au ralenti quand même, l’objectif étant d’arriver au matin à Paris et pas en pleine nuit. Du coup, on est dans un Train à Grande Vitesse qui roule lentement. 

Je suis pas vraiment fatiguée, c’est plutôt l’ennui qui me fait basculer vers le sommeil. Je me suis installée en travers du siège, les jambes dans le couloir pour pas avoir les pieds super gonflés comme à l’aller. Les boules quies m’isolent un peu mais la nuit est marquée par des réveils répétitifs.
  
Suite et fin : demain...
Enfin si overblog arrête de déconner, c'est pas gagné.
Par Mimine - Publié dans : Carnets de voyages
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